Présentation
Une nouvelle patrouille a rejoint le plateau aérien du prochain meeting aérien de Carcassonne. Il s’agit de la patrouille Morane Marine, sous le couvert des Cocardes Marine. Elle effectuera une démonstration, en coordination avec le Bréguet Alizé. Du spectacle en perspective.
Basée à l’aérodrome de Courbessac, à Nîmes, l’association Morane Marine, créée en 2015, réunit une soixantaine de membres passionnés d’histoire de l’aviation. Elle a pour but la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine aéronautique, la préservation en parfait état de vol du ou de ses aéronefs, leur présentation et leur promotion au cours de meetings aériens et de rassemblements d’avions historiques (Ainsi que les méthodes d’instruction et de travail aérien associés).
Elle a été fondée par deux pilotes professionnels et instructeurs, Marc Descarpentries et Damien Dufour, et par un retraité de l’aéronautique, Bernard Descarpentries, trésorier du projet et père de Marc.
L’association utilise deux Morane-Saulnier 733, un avion d’entraînement 100% Français avec seulement 200 unités produites, principalement pour les besoins de l’Armée de l’Air et de l’Aéronavale. Une version armée fut engagée au Cambodge et en Algérie pour des missions antiguérilla. Il était alors armé de mitrailleuses, de paniers lance-roquettes et de bombes anti-personnel. Plus tard, le service de la Formation Aéronautique (SFA)et la compagnie aérienne Air France ont acquis aussi des Morane-Saulnier 733 qui servirent à la formation de centaines d’élèves pilotes de ligne.
Le Morane-Saulnier 733 disposait d’une instrumentation complète qui en faisait un avion de formation par excellence. Il n’en reste qu’une cinquantaine en état de vol dans le monde. C’est donc une machine rare. La majorité sont basés en France, mais vous pourrez aussi en croiser en Angleterre, en Allemagne, Belgique…
Le développement du Morane-Saulnier MS.733 Alcyon, remonte à 1949, lorsque la firme répondit à un marché d’État pour un avion d’entraînement pour satisfaire les besoins de l’Armée de l’air et de la Marine. Le prototype effectue son premier vol le 11 août 1949 sous le désignation MS.730-01. La motorisation de 180 ch ne satisfaisant pas aux exigences des autorités militaires, un nouveau prototype désigné MS.731 avec un moteur Argus de 240 ch est fabriqué. En 1951, un troisième prototype avec moteur Potez 6D de 240 ch et train escamotable, le MS.732 est testé. Le 16 avril 1951, le MS.733, inspiré du MS.732, effectue son premier vol. En 1952, l’Armée de l’air et la Marine passent commande de respectivement 155 et 40 appareils. Une quinzaine furent exportés au Cambodge, grâce au faible coût à l’achat de l’avion…
À l’avant, l’élève-pilote et l’instructeur étaient assis côte-à-côte et ont accès à toutes les commandes. La place arrière centrale est destinée au passager passif mais dispose d’un équipement de tête radio comme les deux autres. Originellement équipé d’une hélice bipale, le SFA l’a fait équiper d’une hélice tripale Hartzell. Le train d’atterrissage est rentrant vers l’extrémité des ailes.
Fiche technique
Dimensions :
longueur 9,34 m;
envergure, 11,29 m;
hauteur, 3,46 m;
aire alaire, 20,40 m2.
Masse et capacité d’emport:
maximum à vide, 1,262 tonne ; maximum au décollage, 1,67 tonne.
Motorisation: moteurs, Potez 6D six cylindres en ligne refroidi par air; puissance totale, 177 kW (240 ch).
Performances : vitesse de croisière maximale ,200 km/h; vitesse maximale, 240 km/h; autonomie, 4 heures.
Plafond, 4 800 m; Charge alaire, 82 kg/m2; Puissance massique, 106 W/kg.