Meeting Aérien

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6e édition
Meeting Aérien
26 & 27 septembre 2026
Aéroport Sud de France Carcassonne

Actualités

Le pilote d’Air France a acheté son avion russe au leader de Pink Floyd

Commandant de bord chez Air France, le Pibracais Marc- Emmanuel Vallée fait aussi de la voltige aérienne. Il sera les 21 et 22 septembre au meeting de Carcassonne. Avec un Yakovlev 50, un avion soviétique qu'il a acheté à la star de Pink Floyd, David Gilmour.

Commandant de bord chez Air France, le Pibracais Marc- Emmanuel Vallée fait aussi de la voltige aérienne. Il sera les 21 et 22 septembre au meeting de Carcassonne. Avec un Yakovlev 50, un avion soviétique qu’il a acheté à la star de Pink Floyd, David Gilmour.

On l’a vu à Air Expo Muret en mai, on le verra le week-end prochain à l’aéroport de Carcassonne, où l’association toulousaine Des Etoiles et des Ailes organise son énorme
meeting aérien, après quatre éditions à Toulouse Francazal (1). Marc-Emmanuel Vallée raconte sa passion pour l’aviation et l’histoire de son avion.
Vous êtes pilote de ligne depuis longtemps ?
Je suis passionné d’aviation depuis l’enfance. J’ai commencé à 13 ans par le planeur. Je suis rentré chez Air France à 23 ans, il y a 20 ans. J’ai longtemps fait du long courrier, dans le monde entier, sur Boeing 777. Depuis 3 ans, je suis commandant de bord en moyen courrier, en Europe, sur Airbus 220. Je suis aussi instructeur pour les futurs pilotes et réalise aussi de la formation et de l’évaluation continues. Je suis basé à Roissy Charles de Gaulle mais je vis à Pibrac, mon épouse est chez Airbus.

Et quand vous quittez votre cockpit ?
C’est plus qu’un métier, c’est une passion. Je suis pilote de ligne mais j’ai aussi des diplômes pour la voltige, l’hydravion, je fais aussi des vols de montagne et j’ai des avions de collection. Avec mes premiers salaires, je m’étais payé un Piper Cub mais je ne l’ai plus. J’ai toujours rêvé d’avoir un avion.

Vous allez présenter un Yakovlev 50 au meeting de Carcassonne ?
Oui, j’ai été toujours fasciné par les warbirds, ces avions de la deuxième guerre mondiale. Et puis un jour, tout jeune, j’ai été ébloui par la puissance et la maniabilité d’un Yak 50, fabriqué en Union Soviétique, qui a révolutionné la voltige aérienne. Avec un moteur en étoile de 380 cv, les Russes ont gagné plusieurs championnats du monde à la fin des années 70. Aux Etats-Unis, lors d’escales, j’en avais essayé un. Et quand je suis tombé sur une bonne occasion, en 2016,
je n’ai pas hésité. Je suis allé le chercher à Norwich, au Nord-Est de Londres. Il était bien entretenu, accessible, c’était l’un des derniers construits. Il était peint avec une faucille et un marteau…

Vous l’avez acheté chez quelqu’un de particulier…
Oui, je l’ai acheté à David Gilmour, le leader du groupe Pink Floyd. Il possédait plusieurs avions de collection, avec sa compagnie aérienne, Intrepid Aviation mais il prenait de l’âge et n’avait plus le temps et le plaisir de s’en occuper, c’était devenu trop commercial. C’est un passionné, très humble, qui au début, avait peur en avion et a passé son brevet et volé lui-même pour se déplacer lors des tournées… Son avion était en très bon état, je suis revenu en France avec.
C’est un avion qui nécessite beaucoup de mise en oeuvre, au freinage, à la mise en route, avec de l’air comprimé dont on est peu dotés en France.

Vous êtes basé à Castelnaudary et pas sur Toulouse. Pourquoi ?
Pour Air France, je fréquente les gros aéroports. Je n’aime pas trop les gros aérodromes, en milieu urbain, avec un fort contrôle aérien. Sur Muret et sur Lasbordes, les terrains sont saturés, il y a beaucoup d’avions, certains riverains mécontents. Dans l’Aude, c’est calme, on vole au-dessus d’une ville et d’un lac magnifiques, de la campagne, on est proches de la montagne. J’ai aussi un Cessna 4 places pour emmener ma famille ou mes amis.

Qu’allez-vous présenter au meeting ?
La voltige est devenue agressive, très violente, avec des très belles figures impressionnantes. Moi, je préfère une voltige coulée, douce, à l’ancienne, comme dans les années 70/80. C’est sympa, les fumigènes marquent bien le ciel. N’empêche, au bout de 10 minutes, on ressort très fatigué. Le Yak 50 est puissant, va très vite, demande beaucoup d’efforts aux commandes, avec des pressions de + 7 G à – 2 G.

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