Meeting Aéreo

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26 Y 27 DE SEPTIEMBRE DE 2026
Aeropuerto Sud de France Carcassonne (11)

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A Puylaurens, le pilote Loïc Domain refait voler un vieil avion américain

Deux pilotes basés à Castelnaudary participent au meeting aérien de Carcassonne, les 21 et 22 septembre. Marc-Emmanuel Vallée sera aux commandes d'un Yak-50, un avion de voltige soviétique. Son ami, Loïc Domain, va lui piloter un Trojan T-28 A, un avion américain de 75 ans qu'il vient de restaurer pendant 3 ans. Il nous confie ses impressions.

Copilote chez Air France, sur Airbus A 350, Loïc Domain, 54 ans, est passionné d’aviation.
Quand il ne part pas outre-Atlantique ou partout dans le monde, sur des vols longs courrier, cet
habitant de Puylaurens (Tarn) bichonne ses deux avions à l’aérodrome de Castelnaudary.
Entretien.

Vous aviez déjà un avion de collection. Pourquoi en avoir acheté un deuxième ?
Oui, depuis 2011, j’ai un Boeing Stearman PT 17, un biplan cabriolet construit en 1942, que j’avais acheté à San Francisco, en pièces détachées, et basé à l’aéroclub de Castres-Mazamet.
Depuis, il est à Castelnaudary. Je n’avais pas d’envie particulière, mais quand on est passionné, on passe son temps sur des sites de ventes d’avion. J’ai vu que ce Trojan était en vente depuis très longtemps, près de Chicago. Lors d’une escale, à la sortie du Covid, il y a 4 ans, je l’ai vu, je l’ai essayé. Et j’ai craqué…

Quelles sont ses caractéristiques ?
C’est un avion d’entraînement destiné aux futurs pilotes de chasse, un des plus vieux Trojan, le 37 ème de la série A, commandé en 1949 et construit par North American. Contrairement à beaucoup d’autres, il n’a jamais été armé. Il est dans son jus, avec un moteur d’origine de 800 cv. Ceux qui ont fait la guerre d’Algérie, les Fennecs, avaient 1300 cv.

Comment avez-vous fait pour le ramener en France ?
On l’a fait démonter, mis en container en Floride, amené par bateau et on l’a remonté en France. C’est un projet de fou. On a passé presque trois ans avec un groupe de passionnés, dont un formidable mécanicien, Claude Rivault, à remonter, vérifier, graisser toutes les pièces.
Finalement, on a pas changé grand-chose, quelques poulies…

Quand avez-vous pu voler pour la première fois ?
Début août 2023, la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) m’a donné l’autorisation.
Après trois ou quatre heures de tests au sol, j’ai pu voler entre Albi et Castelnaudary, pendant une heure. Un vieux briscard, Robert Faix, un ancien instructeur de l’ENAC (Ecole nationale de l’aviation civile) m’a beaucoup aidé à comprendre l’avion, à apprendre à le piloter, pour obtenir les papiers définitifs. Et ensuite, après quelques heures de vol, j’ai pu participer au meeting aérien de Pamiers. Je n’en ai pas fait d’autres depuis.

Qu’avez-vous ressenti ?
Au début, on est dans la gestion, on recherche une sécurité maximale. On fait attention à tout, au moindre bruit, on est sur le qui-vive, car on n’a pas été formé au vol sur cet avion. Je n’ai rien inventé, j’ai 1 mètre 50 de documentation de l’époque, où tout est expliqué, le remontage, l’entretien, le pilotage. C’est quand même un rêve d’enfant qui se réalise, mais ça demande beaucoup de temps et d’énergie. Pour une heure de vol, il y a 4 ou 5 heures d’entretien avant et après !

Qu’avez-vous prévu pour le meeting de Carcassonne ?
J’arrive vendredi matin, j’ai 8 minutes de vol de Castelnaudary… Comme le programme est très dense, samedi et dimanche, je vais voler une dizaine de minutes, montrer au public les capacités de l’avion. Il y aura bien sûr quelques fumigènes…

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